Pour vos futurs spectateur.ice.s, une sortie au théâtre va être comparée à d’autres sorties culturelles potentielles : une séance de cinéma, un restaurant, une exposition… La comparaison va évidemment se faire sur le sujet traité, l’expérience potentielle, l’humeur et… le prix ! Il est donc essentiel de trouver un juste milieu entre vos besoins budgétaires, la santé économique du milieu théâtral et le pouvoir d’achat des spectateur.ice.s. C’est ce que nous allons voir dans cet article.

En préambule, sachez que c’est le type de contrat signé entre une salle de spectacle et une compagnie qui fixera qui de la compagnie ou l’organisateur aura la main sur le prix des places. Par exemple, si vous signez un contrat de cession avec une salle, c’est l’organisateur qui sera responsable des tarifs.

Dans le cas où vous êtes responsable de la fixation du prix, deux approches doivent converger.

1 – Quels sont les tarifs dont j’ai besoin pour que mon exploitation soit viable ?

Lorsque vous avez établi le budget d’exploitation de votre spectacle, il a fallu mettre des recettes en face des dépenses. Au-delà des potentielles aides et subventions, la billetterie doit constituer une partie non négligeable de vos revenus. En fonction de la jauge de la salle, du potentiel de notoriété de votre pièce et de la renommée du théâtre, vous pouvez vous donner un objectif de remplissage et un prix de vente moyen du billet afin d’équilibrer votre budget. Une fois que vous avez posé ces éléments sur le papier, il sera intéressant de se poser les questions suivantes : 

  • Où se situe le prix moyen de la place en comparaison à des spectacles ou des lieux de diffusion similaires ?
  • Ai-je bien pris en compte les frais qui vont s’appliquer au prix payé par les spectateur.ice.s ? Car ils sont nombreux : TVA, droits d’auteur et droits voisins, droit de garde et frais de billetterie pris par le théâtre, etc…
    N’hésitez pas à demander au théâtre un modèle de compte-rendu de billetterie pour voir les frais qui sont appliqués dans le détail.

Si tout cela vous semble cohérent, vous pouvez passer à l’étape suivante.

2 – Comment ajuster le prix final pour les spectateur.ice.s ?

Nous avons vu que vous aviez fixé un objectif de prix de vente moyen. Imaginons qu’il soit de 20€, alors a priori chaque spectateur.ice individuellement ne va pas payer sa place exactement 20€. C’est le moment où vous pouvez décliner une grille de prix détaillée. Elle va dépendre de plusieurs facteurs :

  • Existe-t-il plusieurs catégories de sièges dans le théâtre ? (carré Or, catégorie 1, 2 3…). Ce n’est évidemment pas obligatoire mais il est bon de penser l’expérience proposée : une place au fond de la salle derrière un poteau ne correspondra peut-être pas au même prix qu’une place au centre au 6ème rang.
  • Souhaitez-vous définir des catégories de spectateur.ice.s pouvant bénéficier automatiquement d’un tarif réduit ? Les enfants s’il s’agit d’un spectacle jeune public par exemple, les personnes touchant le chômage, les jeunes de moins de 26 ans, les retraité.e.s, les habitant.e.s du quartier… Ces tarifs permettront d’encourager la sortie théâtrale en la rendant plus accessible.
  • Selon les prévisions de remplissage de votre salle de spectacle, pour booster les ventes et offrir une visibilité à votre spectacle sur les sites de billetterie (fnac, billetreduc, ticketac, starter+) vous pouvez également mettre en place des opérations de promotions ponctuelles.

Un conseil : évitez les campagnes de réductions courant sur toute la durée de l’exploitation. Il est important que l’offre puisse être perçue comme exceptionnelle par les spectateur.ice.s, et soldée par l’impression d’avoir fait une bonne affaire. (et non pas que le spectacle soit vu comme “bradé” pendant toute la durée de l’exploitation)

  • Enfin, et comme extension de ces promotions, vous pouvez proposer à ces sites de réservations des partenariats ciblés, comme par exemple des mises en avant contre des réductions exceptionnelles ou encore investir dans une bannière de publicité contre des mises en avant complémentaires. Cela peut être très utile sur des périodes particulières, comme par exemple les vacances scolaires pour les spectacles jeune public.

L’ensemble de cette stratégie de billetterie doit être réfléchi bien en amont de la première du spectacle car il est préférable que la mise en vente des places se fasse le plus tôt possible.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez vous faire accompagner par Compote de Prod pour la production de votre spectacle !

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